L’hépatite B est une maladie virale très contagieuse qui se transmet notamment par voie sexuelle. Les conséquences de cette maladie peuvent être graves, car elle s’attaque au foie. Heureusement, un simple vaccin permet de prévenir cette maladie.

L’hépatite B, c’est quoi ?

L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie. La plupart du temps, l’infection est aiguë mais elle peut également prendre une forme chronique. Cette maladie se transmet de différentes manières :

  • par contact avec le sang d’une personne infectée : transfusion, plaie, utilisation de matériel contaminé (aiguilles, seringues…) ou d’objets utilisés pour l’hygiène personnelle (rasoirs, brosses à dents, ciseaux à ongles, coupe-ongles…) ;
  • par contact avec le sperme ou les sécrétions vaginales (également les menstruations) ;
  • par voie périnatale (de la mère à l’enfant) lors de l’accouchement ou durant l’allaitement en présence de crevasses au niveau du mamelon ;
  • par la salive (nettement plus rare, mais pas impossible).

Un virus très contagieux

Le virus est présent en très grandes quantités chez les personnes porteuses et survit très bien à l’air libre. De ce fait, la maladie est particulièrement contagieuse. Comme les symptômes sont rares et peu spécifiques, la contamination peut se produire sans que l’on s’en rende compte.

Personne n’est à l’abri du virus, mais certaines personnes y sont plus exposées : les professionnels de la santé à cause du contact avec le sang, les toxicomanes, les proches d’une personne infectée, les personnes à partenaires sexuels multiples et les personnes qui voyagent dans des zones endémiques (Asie du Sud-Est, Pacifique et Afrique) ou respectant peu les normes d’hygiène.

Les chiffres de l’hépatite B
par l’OMS

  • Le virus de l’hépatite B est 100 fois plus contagieux que le virus du sida.
  • Environ 257 millions de personnes vivent avec une infection causée par le virus de l’hépatite B.
  • Seules 9 % des personnes atteintes de l'hépatite B savent qu'elles ont contracté l'infection.

Quels sont les symptômes de l’hépatite B ?

Les symptômes diffèrent selon qu’il s’agisse d’une infection aiguë ou chronique.

En cas d’infection aiguë, l’hépatite B passe généralement inaperçue. Certaines personnes présentent toutefois un jaunissement de la peau et du blanc de l’œil (ictère), une coloration foncée des urines, des selles décolorées, une fatigue extrême, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales. Très rarement, le virus provoque une hépatite dite « fulminante » : l’infection entraîne une insuffisance hépatique aiguë qui peut être grave, voire mortelle et nécessite une transplantation urgente du foie.

Un petit nombre de personnes deviennent porteuses chroniques du virus de l’hépatite B. Dans 20 à 30 % des cas, cette forme chronique de la maladie peut entraîner après plusieurs années des complications comme une cirrhose ou un cancer du foie.

La détection de l’hépatite B s’effectue par analyse sanguine. Puisque la maladie ne provoque généralement pas de symptômes, elle est souvent découverte au hasard d’une prise de sang de routine.

Mais l’examen sanguin peut aussi être effectué dans un centre de dépistage. Les résultats pourront déterminer s’il s’agit d’une infection aiguë ou chronique.

Comment traiter l’hépatite B ?

Il n’existe pas de traitement spécifique de l’hépatite B. Dans la plupart des cas, le patient guérit spontanément. En cas de symptômes liés à une infection aiguë, les soins consistent à préserver le confort du malade et à veiller à ce qu’il reste suffisamment nourri et hydraté (notamment en cas de vomissements et de diarrhée). Une fois guérie, la personne a développé les anticorps nécessaires, ce qui empêche une nouvelle contamination dans le futur.

En cas d’infection chronique, le but du traitement est d’éviter une multiplication du virus afin de prévenir ou ralentir l’apparition de lésions au foie. Pour cela, deux types de médicaments peuvent être prescrits :

  • l’interféron : ce médicament a tout d’abord une action antivirale mais agit également sur l’immunité en augmentant l’activité de certaines cellules du système immunitaire ;
  • les antiviraux : ils empêchent la réplication du virus afin que la charge virale (le nombre de répliques du virus dans le sang) soit la plus basse possible.

La vaccination : le meilleur moyen de prévention

Le principal moyen de prévention contre l’hépatite B est la vaccination, qui procure une immunité à vie. En Belgique, une vaccination systématique des nourrissons est effectuée à l’âge de 2, 3 et 4 mois, et une dose de rappel est administrée à 15 mois. Un rattrapage de vaccination est prévu chez les adolescents (11-15 ans) non vaccinés ou incomplètement vaccinés. Ce vaccin, sûr et efficace, est gratuit pour les enfants et adolescents.

Les autres mesures de prévention consistent à :

  • se protéger lors des relations sexuelles,
  • utiliser son propre matériel de toilette (brosse à dents, rasoir, lime…),
  • ne pas partager des aiguilles ou du matériel associé à l’usage de drogues.
Article réalisé sous la direction du Dr Patrick de Moor.

Date de publication : 25-06-2018